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Programme des trois jours

2013-04-03 @ 18:33 in PRESENTATION

Programme des trois jours

1er jour

Lundi 13 mai 2013

6h45 : Départ de Toulon

11h00 : Arrivée à Vassieux, au Piroulet, centre de vacances familiales.

12h00 : Repas

13h00 : Installation et temps calme

14h30 : Cérémonie du souvenir à La Chapelle en Vercors en présence des autorités locales et des représentants des associations des pionniers du VERCORS.

16h00 : Goûter en extérieur.

16h30 : Visite de la cour des fusillés de La Chapelle en Vercors et Cérémonie à la mémoire des pionniers et victimes civiles

17h30 : Retour au Piroulet et Temps de classe

18h30 : Douches

19h15 : Repas.

20h15 : Veillée

21h15 : Coucher

 

2ème jour

8h00 : Lever

8h15 : Petit déjeuner

8h40 : Toilette et rangement des chambres.

9h00 : Visite de la grotte de la Luire (hôpital des Résistants pendant l’attaque allemande) et Visite de la grotte de la Draye Blanche

Témoignage d’un membre du souvenir français

11h00 : Visite du Chenil du camp Vanier

12h00 : Retour au Piroulet et Repas

14h : Visite du Mémorial de la Résistance au Mont de la Chau.

16h00 : Goûter en extérieur.

17h30 : Retour au Piroulet

17h45 : Discussion avec des vétérans

18h30 : Douches

19h15 : Repas.

20h15 : Veillée

21h15 : Coucher.

 

3ème jour

8h00 : Lever

8h15 : Petit déjeuner

8h40 : Toilette et rangement des chambres.

10h00 : Visite commentée du Mémorial de la Résistance de Vassieux

12h30 : Retour au Piroulet et Repas

13h30 : Préparatif du départ et temps calme

14h30 : Départ du Piroulet

Vers 18h30 : Retour à Toulon

 

M BALDET nous rend visite.

2013-04-15 @ 19:24 in Reportages

Rencontre avec M. Baldet

Monsieur Baldet, ancien colonel dans les Transmissions, membre du « Soutien Français » est venu, jeudi 11 avril 2013,  dans notre classe, pour nous raconter la deuxième guerre mondiale et l’action de la résistance dans le sud de la France.

 

La seconde guerre mondiale [1939 – 1945]

En 1933, Hitler a pris le pouvoir en Allemagne et a voulu agrandir son pays en occupant la Tchécoslovaquie, l’Autriche (1936)  et la Pologne (1939). La France et l’Angleterre lui déclarent la guerre en 1939 pour protéger la Pologne.

La France perd la guerre. Le Maréchal Pétain signe l’armistice le 17 juin 1940 et déclare "l'Etat Français" à Vichy qui devient la nouvelle capitale de la France libre. Le nord de la France est occupé. Elle est coupée en deux entre Strasbourg et Bordeaux : c'est la ligne de démarcation. Dans la zone sud, la résistance s’organise. C’est le temps de l’Occupation. C’est aussi le temps des sabotages (voies ferrées qui sautent, trains qui explosent, maisons ou ponts qui sont détruits).

Le 7 décembre 1941, les Etats-Unis d'Amérique entrent en guerre aux côtés des Anglais et des Français. 

En 1942, les américains débarquent en Afrique du Nord. A Toulon, la flotte se saborde pour empêcher l'ennemi de s'emparer des bâtiments de guerre et les Allemands occupent toute la France.

En mai 1943, il est créé le « Conseil National de la Résistance ». Les Alliés occupent la Tunisie et débarquent en Sicile et la Calabre à partir du 10 juillet.

En 1944, après le débarquement des troupes alliées, l’Italie capitule. Le 6 juin, les Alliés débarquent en Normandie et le 15 août, en Provence. Toulon et Marseille sont libérées le 28 août 1944.

Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule. Hitler s’est suicidé le 30 avril 1945.

Le maquis aide les troupes alliées durant tout cette période en attaquant les Allemands afin de les ralentir ou de les occuper. 

 

La bataille du Vercors.

En 1941, le maquis s’installe dans le Vercors. C'est un vaste plateau isolé. Elle constitue une très bonne zone de refuge. Il y a peu d'habitants et les Allemands ne voient pas la nécessité de l'occuper.

En 1942, le maquis s'organise. On prévoit d'installer sur le plateau une base aéroportée qui pourrait servir au moment des débarquements. Cette opération s'appelle "Le Plan Montagnard".  De nombreux parachutages ont lieu. Les résistants s'entrainent.

Jusqu’en 1944, le maquis reste secret.

Le 28 janvier, les Allemands attaquent sur dénonciation.

En Avril, la Milice fusille des habitants de Vassieux.

Le 5 juin 1944, 4 000 maquisards recoivent l'ordre de "distraire" les Allemands. Dans un village des habitants sont commettre une imprudence. Ils hissent le drapeau français croyant être enfin libérés. Les Allemands décident d'occuper le Vercors.

Le 21 juin, les Allemands attaquent le village des Ecouges. En juillet, c’est l’assaut final. 639 maquisards et 211 civils et 101 Allemands sont tués.

Le maquis a perdu mais la « France a échappé à la servitude. La terre du Vercors est sacrée : c’est un sanctuaire de la renaissance française ».

M Roselli nous rend visite.

2013-04-15 @ 19:52 in Reportages

 Rencontre avec M. Roselli

Monsieur Roselli, habitant de Lorgues, Résistant et membre du "Souvenir Français" est venu, le jeudi 11 avril 2013 nous rendre visite en classe.

M. Roselli, Chevalier  de l'Ordre de Malte, âgé de 90 ans, est venu nous raconter comment à 15 ans et demi, il est devenu membre de la Résistance en Provence. Pour être engagé, il avait menti sur son âge grâce à une amie travaillant à la mairie de Lorgues. Il a été blessé 5 fois et fait partie des jeunes de moins de 20 ans qui ont été blessés au combat.

 

 

 

Il faisait partie d'une section de résistants de 28 maquisards qui s'étaient connus sur les bancs de l'école. Les jeunes avaient rejoint le maquis  car ils ont été les premiers à subir les Allemands. La Gestapo, habillée en civil et parlant souvent parfaitement le français (certains même parlaient le provençal), interrogeait les enfants dans les écoles pour savoir ce que faisaient les parents. Les Maires des villages devaient communiquer aux autorités allemandes les listes des jeunes gens. Ces jeunes gens devaient aller travailler en Allemagne pour le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.). Comme ils refusaient d’y aller, ils rejoignaient le maquis.

Les résistants étaient toujours en petits groupes (souvent pas plus de 5 ou 6) pour ne pas attirer l’attention, pour ne pas se faire remarquer. Ils changeaient souvent d’endroit aussi pour ne pas être reconnus. Leur mission consistait à noter ce qui se passait, prendre des photos, observer les troupes allemandes. Parfois, ils attaquaient des trains de ravitaillement en armes et en munitions. Monsieur Roselli nous a raconté comment ils avaient enlevé le dernier wagon d’un train en gare de Lorgues grâce au chef de gare. Ils l’avaient vidé de son contenu d’armes qu’ils avaient caché puis distribué parmi tous les groupes. Il fallait parfois faire sauter la voie ferrée en plusieurs endroits pour retarder et ralentir les Allemands. Les résistants aidaient aussi la population comme le jour où il fallut accueillir les habitants de la presqu’île de Giens qui avaient été chassés de leurs maisons.

Les résistants n’étaient pas payés. Monsieur Roselli aime rappeler « qu’ils sont morts gratuitement ». Beaucoup aussi sont restés totalement inconnus  car pour résister il suffit parfois juste de faire un faux document comme son amie qui avait fait un faux certificat de naissance.

En terminant sa visite, Monsieur Roselli nous a dit : « La France a perdu la guerre sans la perdre vraiment car aucun traité de paix n’a jamais été signé. Il fallait donc résister et se battre ».